Une rumeur circule plus vite qu’une vérification. Avant de partager, cinq questions suffisent le plus souvent à faire la différence.
1. D’où vient cette information ? Un message transféré n’a pas d’origine : il a un dernier expéditeur. Ce n’est pas la même chose. Remonter d’un cran suffit parfois à tout éclairer.
2. Qui l’affirme, nommément ? « On dit que », « il paraît que », « une source proche » ne sont pas des sources. Une information solide s’attache à quelqu’un qui accepte d’en répondre.
3. Une confirmation indépendante existe-t-elle ? Trois messages semblables ne font pas trois sources s’ils viennent du même endroit. Une seconde confirmation vaut mieux que dix relais.
4. Que cherche à provoquer ce message ? Colère, peur, indignation : une information conçue pour faire réagir vite mérite qu’on ralentisse. Ce n’est pas la preuve qu’elle est fausse, c’est un signal de prudence.
5. Que coûterait une erreur à la personne concernée ? La question la plus souvent oubliée. Là où chacun connaît chacun, une accusation infondée laisse des traces qu’un démenti n’efface pas.
Aucune de ces questions ne demande une enquête. Ensemble, elles prennent une minute.
