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Église1 min

Servir sans s’épuiser : ce qu’on n’ose pas dire

Dans beaucoup d'églises, les mêmes personnes portent tout. Parler de leur fatigue n'est pas un manque de foi.

Il y a, dans presque chaque communauté, un petit groupe qui répond toujours oui. On finit par compter sur eux sans même le demander. Puis un jour ils s’arrêtent, et personne n’avait rien vu venir.

L’épuisement de ceux qui servent est rarement causé par le travail lui-même. Il vient du sentiment d’être devenu une fonction plutôt qu’une personne.

Dire non fait partie du service

Refuser une tâche de plus n’est pas de l’égoïsme : c’est ce qui permet de tenir sur la durée. Une équipe qui n’autorise pas le non finit avec des bénévoles épuisés et des postes vides.

Personne n’est irremplaçable. C’est une bonne nouvelle, pas une humiliation.

La solution la plus efficace reste la plus simple : former quelqu’un d’autre. Un ministère qui repose sur une seule personne n’est pas un ministère solide, c’est un ministère fragile.