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Famille1 min

Transmettre la foi à ses enfants sans les forcer

Entre l'obligation qui braque et le silence qui laisse vide, il existe un chemin. Il demande de la patience.

Tout parent croyant connaît cette inquiétude : et si mes enfants ne gardaient rien de ce que j’ai reçu ? La peur pousse souvent à durcir le ton. Le résultat est presque toujours l’inverse de celui espéré.

Les enfants retiennent moins les discours que la cohérence. Ce qu’ils observent — la manière dont on parle de ceux qui nous ont blessés, ce qu’on fait quand personne ne regarde — pèse plus lourd que dix leçons.

Laisser de la place aux questions

Un enfant qui pose des questions difficiles ne s’éloigne pas : il s’approche. Répondre « je ne sais pas, cherchons ensemble » vaut mieux qu’une réponse toute faite qui ferme la conversation.

On ne transmet pas une conviction comme on transmet un objet. On la rend désirable, puis on attend.

Enfin, il faut accepter le temps long. Beaucoup d’adultes revenus à la foi racontent la même chose : ils sont partis, et ils se souvenaient d’une maison où l’on priait sans crier.